Des histoires de papiers, de tissus, de fils et de récup. Comme la petite fille que j'étais, je marche toujours sur le bord des trottoirs pour le plaisir ! Je vous offre, ici, mes p'tits bonheurs, mes découvertes, mes humeurs...
Tout au long des décennies qui ont vu la station évoluer, de nombreux métiers se sont créés, certains, d'ailleurs, étant toujours d'actualité mais, sous de nouvelles dénominations.
Ainsi, dès la fin du 19ème, on trouvait:
Les préposés aux bains (hommes et femmes) déshabillant, portant, douchant, séchant, rhabillant les malades, les Baigneuses, les Doucheuses, les employés aux chauffoirs, les servants pour douches et bains de vapeur, les servants pour les douches liquides ainsi que les proposées à l'embouteillage et les fabricants de bonbons et pâte pectorale à base d'eau thermale ...
Les loueurs de costumes
Les voituriers
Les logeurs
Les loueurs d'ânes
Les laborantins
Les coursiers
Les palefreniers
Les cochers
Les gens d'écuries
Les blanchisseuses
Les fontainiers
Les puiseurs d'eau
Les officiers de santé, médecins, inspecteurs
et les porteurs...
Le service des chaises à porteurs était indépendant des thermes. Les curistes étaient pris en charge au pas de leur porte de chambre, les porteurs ne rentraient jamais chez le curiste.
La chaise à porteurs fut utilisée jusqu'en 1947; il y eut jusqu'à 50 chaises à porteurs au Mont-Dore.
Les porteurs se devaient d'être solides car ils mènaient le baigneur de sa chambre à sa baignoire puis faisaient chemin inverse. Quelquefois, c'était le brancard qui était utilisé quand la déclivité des rues était trop importante.
La chaise à porteur était utilisée pour ne pas se fatiguer, ne pas attraper froid ou ne pas se mouiller.
Le gain des porteurs pouvait aller jusqu'à 15 francs de l'époque, quelquefois plus quand il fallait gravir des marches.
La maison Cohadon-Pottier était spécialiste de la fabrication des chaises à porteurs.